IL Y A QUATRE-VINGTS ANS, LE POÈTE ANTONIO MACHADO S’ÉTEIGNAIT À COLLIOURE

IL Y A QUATRE-VINGTS ANS,

LE POÈTE ANTONIO MACHADO

S’ÉTEIGNAIT À COLLIOURE

« Ces jours d’azur et ce soleil de l’enfance. » Ce sont les derniers mots qu’Antonio Machado a couchés sur un bout de papier. On les retrouvera enfouis dans la poche de son pardessus, quelques jours après sa mort, le 22 février 1939, à Collioure. Éreinté par la fatigue, exténué par la maladie, il avait 64 ans. Comme près de 500 000 compatriotes, le grand poète de la génération de 1898, républicain jusqu’au fond de ses entrailles, a été contraint de s’exiler face à l’avancée des troupes franquistes. L’exode a tué Machado, l’auteur de la célèbre métaphore « Voyageur, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ». Sa tombe est désormais un lieu de recueillement pour les républicains. L’écrivain français Louis Aragon lui rendit ainsi hommage : « Trois pas suffirent hors d’Espagne / Que le ciel pour lui se fit lourd / Il s’assit dans cette campagne / Et ferma les yeux pour toujours. »

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